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Qu’est-ce que l’hypnose structurelle, et en quoi diffère-t-elle de l’hypnose classique ?

« Hypnose classique », « hypnose ericksonienne », « hypnose structurelle »… Ces termes reviennent souvent, sans qu’on sache toujours ce qu’ils recouvrent vraiment. Voici un point clair, basé sur ce que dit la littérature sur l’hypnose en général, et sur ce que recouvre plus spécifiquement l’approche dite « structurelle ».

Ce que la recherche dit de l’hypnose

L’hypnose est aujourd’hui décrite par les chercheurs comme un état modifié de conscience : un mode de fonctionnement particulier de l’attention et de la perception, différent du sommeil et de l’état de veille ordinaire. L’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a notamment évalué son intérêt dans la prise en charge de la douleur et du syndrome du côlon irritable, avec des résultats jugés positifs dans ces indications précises. Ce n’est donc pas une méthode unique et figée, mais un état que différents courants et écoles proposent d’induire et d’utiliser avec des méthodes différentes.

Hypnose « classique » et hypnose ericksonienne : une distinction historique

Dans la littérature sur l’histoire de l’hypnose, on distingue traditionnellement l’hypnose dite « classique » ou « directive » (des suggestions données de façon directe et autoritaire) de l’hypnose ericksonienne, développée à partir des travaux du psychiatre américain Milton Erickson. Cette dernière repose sur un langage plus indirect, métaphorique, et s’adapte au fonctionnement propre de chaque personne plutôt que d’imposer une suggestion identique à tous.

Et l’hypnose « structurelle » dans tout ça ?

Le terme « hypnose structurelle » n’est pas une catégorie scientifique officiellement établie au même titre que la distinction classique/ericksonienne. C’est l’approche développée par l’AHCE, pour désigner une manière spécifique de travailler : chercher à intervenir non pas seulement sur le symptôme visible mais sur ce qui est décrit comme la « racine structurelle inconsciente » d’une problématique — c’est-à-dire l’organisation profonde, souvent non consciente, à partir de laquelle un comportement ou une difficulté se maintient.

Concrètement, l’idée défendue par cette approche est de mobiliser les outils de la relation hypnotique — aussi bien dans une visée thérapeutique que dans une visée plus large de communication — pour agir au niveau où, selon cette lecture, les difficultés se créent, plutôt que de se limiter à leurs manifestations en surface.

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